Les puissances émises peuvent être :

pour les lasers à émission continue, une puissance de quelques centaines de microwatts (m W) à plusieurs kilowatts (kW)
pour les lasers à impulsions relaxées, une énergie de 0,1 joule (J), soit une puissance de l’ordre de 0,1 mW, à plusieurs centaines de joules par impulsion (de quelques millisecondes)
pour les lasers à impulsions déclenchées, une énergie de quelques millijoules (mJ) à quelques dizaines de joules en quelques nanosecondes : les puissances de crête correspondantes sont alors considérables, du mégawatt (MW) au gigawatt (GW).
L’énergie transportée dans le faisceau peut être concentrée par focalisation sur une surface très petite (disque de diamètre de quelques microns (m m) dans certains appareils, servant aux travaux d’usinage en particulier ; elle peut être plus large dans d’autres appareils, ceux servant aux travaux d’holographie par exemple.

On peut classer les lasers selon la nature du milieu actif ainsi qu’il est indiqué ci-après. Les matériaux actifs des lasers sont souvent constitués d’une substance de base dans laquelle sont incorporés des atomes d’une substance ” dopante “. On distingue :

viseur laser pour carabine

les lasers à matériau actif solide : le rubis constitué de corindon (alumine cristallisée) contenant des ions de chrome trivalent ; les verres dopés au néodyme, le grenat d’yttrium et d’aluminium, dopé au néodyme (laser dit “Yag”), des semi-conducteurs tels que l’arséniure de gallium. Ces lasers sont à émission continue ou impulsionnelle. Le laser yag à impulsion est, par exemple, employé en chirurgie oculaire
les lasers à gaz : mélange d’hélium et de néon, argon ou krypton à l’état ionisé, dioxyde de carbone, azote. Ces lasers possèdent une grande qualité de faisceau. C’est un type de laser professionnel
les lasers à liquide ou à colorants : les principaux liquides actifs utilisés “dyes” sont des composés hydrocarbones insaturés : les coumarines ou les rhodamines. Ces lasers nécessitent un autre laser pour leur excitation. Ils sont réglables en fréquence d’émission. Ils sont utilisés en particulier en photothérapie du cancer
les lasers à semi-conducteurs (diode laser). C’est dans cette catégorie que figurent les pointeurs. Ils sont utilisés aussi dans les télécommunications, dans les lecteurs enregistreurs de C.D.

Ces dernières années, on observe une augmentation sur le marché des lampe torche tres puissante dangereux pour la peau et les yeux. Ces pointeurs, interdits en Suisse et en Europe, sont surtout vendus sur Internet.

Ces appareils manuels qui peuvent être utilisés lors de présentations comme pointeur optique ne correspondent pas toujours aux normes en vigueur et les valeurs limites sont parfois largement dépassées.N'utilisez que des pointeurs laser d'une puissance maximale de 1 milliwatt (mW). Extérieurement, les pointeurs laser dangereux non autorisés ne se distinguent pas des autres. Leur rayonnement, direct ou indirect (p. ex., par le biais d'un miroir), peut cependant provoquer des lésions oculaires ou des brûlures de la peau. Pour éviter de telles atteintes à la santé, il est important de tenir compte de l'étiquetage et des recommandations de l'OFSP formulées ci-dessus.

Pointeur Laser Brûlant 30000mW

Les règles applicables aux pointeurs laser le sont également aux autres appareils à laser comme, p. ex., les télémètres.

Un laser puissant 30000mw est un appareil manuel de la grandeur d’un stylo à billes approximativement et prévu pour être utilisé comme une baguette optique. Le rayon laser se caractérise fondamentalement par le fait que le rayon ne présente qu’une seule couleur (monochrome), qu’il reste fin sur une grande distance et que le faisceau de rayons se produit avec une grande intensité sur une petite surface. Cela entraîne une forte concentration de rayonnement.

La plupart des pointeurs laser usuels dans le commerce existent en trois couleurs : rouge (longueur d’onde de 620 à 780 nm), vert (normalement longueur d’onde de 532 nm) et bleu (longueur d’onde de 406 à 482 nm). « Laser » est l’acronyme de l’anglais « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » (amplification de la lumière par émission stimulée de radiations) et se réfère au type de production des rayonnements.

Les installations à laser (fixes et mobiles) sont répertoriées selon le potentiel de risques que présentent leurs rayonnements dans des classes fixées selon la norme EN 60825-1. Ces classes, au nombre de quatre, sont encore divisées en sous-classes (cf. tableau 1).

Seuls les laser jusqu’à la classe 2 sont inoffensifs (cf. également Dangers et risques pour la santé). ). Il est donc recommandé de n'utiliser que des meilleur laser pointeur des classes 1 et 2, dont la puissance maximale ne dépasse pas 1 mW. Les lasers de puissance supérieure sont dangereux et nécessitent des installations et des mesures de sécurité supplémentaires. Les lasers des classes 3B et 4 ne peuvent être utilisés que de manière stationnaire.

portée laser 303

Le pointeur laser Lee, ne fait que projeter un spot lumineux sur les cases de tableaux de communication imprimés. Aucune connection à l'ordinateur n'est possible. Mais des aides techniques utilisant également la motricité de la tête, existent pour contrôler les fonctions déplacements et clic de la souris.
Lucy : dispositif permettant de contrôler un ordinateur PC, en déplaçant le spot laser sur un clavier externe, avec plusieurs possibilités de validation (clic temporisé, clic externe...)
Sauf erreur de notre part, ce matériel n'est plus distribué en France. Nous l'avons cependant encore rencontré sur le stand de la société Skil lors du dernier salon Reva de Gand en Belgique, matériel probablement importable en France via HMC.

Le laser (de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiations) invention française due à Alfred Kastler, prix Nobel est une source de lumière cohérente, c’est-à-dire monochromatique, collimatée et dont les ondes sont en accord de phase entre elles.

Le phénomène de base qui permet la réalisation d’émetteurs optiques à ondes cohérentes a été prévu sur le plan théorique par Einstein en 1917. L’émission lumineuse d’un corps est due à une certaine diminution de l’énergie des éléments tels qu’atomes, molécules, pile 16340 ions qui le composent, par exemple lors de passages d’électrons des orbites externes aux orbites internes d’un même atome. Cette émission peut être spontanée elle correspond alors à un rayonnement incohérent. Mais si un photon arrive sur un atome convenablement excité, il peut, sous certaines conditions, provoquer l’émission d’un second photon, en phase avec le photon incident et à la même fréquence.

Pour provoquer l’émission laser, il faut exciter convenablement un milieu actif afin de placer ses atomes dans des conditions telles qu’ils puissent libérer de l’énergie par émission stimulée. Cette excitation, appelée “pompage” peut se faire sous trois formes différentes :

pompage électrique : décharge électrique dans un gaz ou excitation électronique
pompage optique par exemple, éclairs de tube flash
pompage chimique réaction entre deux substances chimiques.
La longueur d’onde l du rayonnement émis par chaque type de laser est généralement comprise entre 0,19 micromètres (µm) et 10,60 µm, dans une région du spectre des ondes électromagnétiques comprenant la lumière visible (0,4 à 0,78 µm), l’ultraviolet (inférieure à 0,4 µm) et l’infrarouge (supérieure à 0,78 µm).

Le rayonnement laser peut être émis soit en impulsions déclenchées, d’une durée de quelques picosecondes (ps) à quelques centaines de nanosecondes (ns). Ces impulsions se succèdent à des cadences de répétition extrêmement variables de plusieurs mégahertz (MHz) à quelques impulsions par heure, soit en impulsions relaxées (“Long Pulse” ou “Free Running”), d’une durée de quelques microsecondes (m s) à quelques dizaines de millisecondes (ms), les cadences de répétition étant d’une dizaine par seconde à une par minute, soit enfin en émission continue (conventionnellement, de durée supérieure à 0,25 s).